Le Morvan terre d’accueil

Cette expression sied à ravir à ce coin de Bourgogne qui en ce jeudi de juin a retrouvé soleil et température de saison pour permettre aux médaillés de cheminer sur les différents sites prévus au programme de cette sortie. Partis de Nevers ou du nord de la Nièvre, tous convergent vers la maison du Parc à Saint-Brisson où ils se retrouvent à 9h15.

La découverte des Musées à Saint-Brisson

Première étape de cette journée la Maison des Hommes et des Paysages. et le Musée de la Résistance. La visite de la première éclaire sur les mouvements de populations qui s’implantent historiquement très tôt dans le Morvan, l’environnement naturel qu’ils découvrent et son évolution au fil des siècles qui conditionnent les modes de vie et les fluctuations de population. L’habitat, la dureté des conditions de vie, les effets de la proximité avec la région parisienne, autant de sujets qui sont analysés, documentés et livrés à la réflexion tout au long du parcours des visiteurs. L’eau, le bois sont des facteurs indissociables de la vie morvandelle. Dans un autre registre, les nourrices ont marqué à jamais une période de l’histoire de cette région. Elles qui pendant quatorze mois partaient en région parisienne pour allaiter des enfants subvenaient ainsi par complémentarité de revenus aux besoins matériels de leur propre famille.

La visite du Musée de la Résistance fait appel à un période bien délimitée de notre histoire de France celle de la seconde guerre mondiale et à un secteur géographique bien précis. La visite permet de découvrir ou de se remémorer des faits, des lieux, des hommes qui dans cette période sombre de l’occupation nazis se sont révoltés contre l’occupant. Il renseigne comment et pourquoi le Morvan est entré en résistance active. Il met en lumière les moyens d’action, le rôle de la propagande de Vichy et des allemands, les conditions de vie des maquisards, le rôle de la population locale, le tribu payé par la Résistance. Les photos sont celles des hommes et des femmes qui ont combattu et pour certains sont morts sur cette terre Morvandelle. Les lieux, ce sont les villages, hameaux, lieux-dits du Morvan. Les écrits sont ceux de morvandiaux de souche ou d’adoption, d’institutions et d’organisations souvent clandestines.

La visite guidée du barrage des Settons

La seconde partie de la matinée est réservée à la visite du barrage des Settons (les Cheutons en morvandiau). Alimenté essentiellement par la Cure, c’est un barrage dit de “force”, haut de 20 mètres, construit en blocs de granit, au cours des années 1854 à 1861. Sa raison d’être consistait à faciliter la navigation sur l”Yonne et le flottage du bois jusqu’à Paris. Avec 13 km de périphérie et 366 hectares de retenue d’eau, il est aujourd’hui essentiellement voué au tourisme. Merci à notre guide pour la présentation de ce lieu, du local de la salle des machines et de la maison du garde.

Il est intéressant d’observer au niveau du barrage, en contrebas de la maison du garde,une construction de ce qui fut l’école des enfants du Morvan. Elle accueillait bien sûr les enfants qui s’y rendaient à pieds mais aussi ceux qui arrivaient par voie navigable et qui évitaient ainsi des heures de marche pour parcourir la périphérie du lac.

La pause repas au restaurant Les Terrasses

Avant de poursuivre l’après-midi par d’autres activités, le repas du midi est servi sur les bords du lac au restaurant Les Terrases. Menu simple, convivialité de rigueur, échanges… bref de quoi repartir de plus belle vers 14h30

Le tour du Lac sur le bateau Morvan

Le bateau Morvan accueille les participants, pour un tour du lac, agrémenté des explications du capitaine du bateau sur les origines du lac, son environnement, sa gestion, ses règles d’utilisation car celui-ci est ouvert à pratiquement tous les sports nautiques en même temps. Un passage au-dessus des restes d’un moulin englouti permet de préciser que la vallée inondée était surtout une zone de marais et de bocage. Au passage de l’île, réserve naturelle protégée, une information nous est donnée sur la faune ailée et aquatique, mais également sur la flore de l’endroit.

La saboterie de Gouloux

Dernière étape du parcours découverte avec la saboterie de Gouloux. Créée en 1947 par Camille Marchand, reprise par son fils en 1980 sabotier lui aussi, l’entreprise s’est diversifiée. Outre les sabots, les pieds de sapins de Noël, la scierie, la boissellerie, les contenants horticoles,le flocage des sapins, mais aussi la construction de maisons en bois figurent désormais au chapitre des activités de l’entreprise. La photo ci-dessus montre des sabots couverts, demi-couverts taillés dans le bois de bouleau. La photo suivante montre un exemple de machine utilisée pour modéliser le sabot. Elle date du 19ème siècle, tout comme celle destinée à creuser le sabot. Pour le plaisir l’une et l’autre ont été actionnées par un sabotier pour créer devant nos yeux une paire de sabots

Un détour par le magasin de ventes et chacun regagne son véhicule. Il faut désormais quitter le Morvan, revenir chez soi, attendre une prochaine sortie…. Au passage, il faut saluer l’initiative de l’Association Morvan Découverte et l’instauration de ce circuit découverte en 5 étapes (https://www.morvan-decouverte.com)

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